Reportage Le Parisien

Il cultive plus de 3 000 cactus 100 % normands… à Courbépine !

Jessy Charetiers a choisi le village bien nommé de Courbépine (Eure) pour se lancer dans la culture de cactus, facilitée par le réchauffement climatique.

Par Frédéric Durand - Le 12 mars 2024 à 10h52

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Jessy Charetiers cultive plusieurs centaines d'espèces de cactus dans son village de Courbépine.

#PRESSE 30

Plantes grasses à fleurs, les cactées poussent quasi exclusivement aux États-Unis, au Mexique, au Chili ou encore aux Antilles. Ils en existent des centaines d’espèces en six formes différentes dont les plus connues sont des arborescentes avec leurs bras, globuleux ou à raquettes qui peuvent aller de taille d’un centimètre à 19,2 mètres. Même s’ils ont pu s’adapter aux zones climatiques comme le pourtour méditerranéen, le sud de l’océan Indien ou encore l’Australie, les cactus demandent des sols arides, de la lumière et de fortes chaleurs. Et pourtant, Jessy Charetiers en cultive dans un village au nom prédestiné pour des cactus : à Courbépine dans l’Eure (près de Bernay) ! Il vient même d’ouvrir la société Cactus de Normandie.

À 32 ans, l’Eurois est jardinier-paysagiste à son compte. Il y a six ans, il achète une propriété de trois hectares et se lance dans la culture des cactus, « pour deux raisons principales. D’abord, je travaille beaucoup l’aspect minéral dans les jardins de mes clients. Le cactus se marie bien avec la pierre comme plante d’ornement. C’est devenu une passion. De plus, avec le réchauffement climatique, je me suis aperçu qu’ils s’adaptaient vraiment bien à nos conditions. Mais pas n’importe comment ».

De fait, pour Jessy Charetiers, il ne suffit pas d’acheter une plante à l’import et de la planter « même si aujourd’hui, on en trouve de petites tailles partout dans les grandes surfaces, les jardineries et même les magasins de bricolage. Chez moi, je fais pousser des cactus-buissons, des couvre-sol, des arbustes pour faire de l’aménagement extérieur. Ils sont 100 % local puisque mes cactus sont issus de mes reproducteurs de souche française par bouturage ou semis. Car oui, un cactus se taille tous les ans », détaille le paysagiste.

Un parc dans quelques années

Après, le cactus, c’est l’école de la patience. Il faudra attendre une année pour transférer un semis en pot et cinq ans pour qu’une bouture soit commercialisée. C’est pourquoi, Cactus de Normandie comporte en ce moment près d’une centaine d’espèces et plus de 3 000 spécimens « qui sont vendus chez les particuliers, mais aussi auprès de professionnels et des revendeurs. Je peux venir les planter dans le département de l’Eure et j’assure le suivi dont la taille s’il le faut. En ce moment, je développe aussi une gamme de plantes aquatiques comme des nénuphars et des joncs totalement acclimatés et je peaufine surtout mon projet d’ouvrir un parc à cactus dans la propriété où les visiteurs pourront découvrir toutes les espèces en déambulant. Cela va demander quelques années pour que ce soit à maturité ».

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